Le littoral de Pula, dans le sud de la Sardaigne, fonctionne très bien parce qu’il ne se résume pas à une seule plage “carte postale”. On y trouve une baie protégée et familiale, des secteurs plus ventés pour les sports de glisse et, plus à l’ouest, un long front de mer ponctué de criques et de pinèdes. C’est précisément cette diversité qui fait la différence quand on prépare un séjour balnéaire vraiment agréable.
Je vous propose ici une lecture claire et utile du secteur : quelles plages privilégier, où aller avec des enfants, quand choisir une crique plus exposée au vent et comment éviter les faux bons plans selon la saison. L’idée n’est pas de lister des noms au hasard, mais de vous aider à choisir la bonne plage pour la bonne journée.
Les repères utiles pour choisir vos plages à Pula
- Nora est la plage la plus simple à recommander pour une première visite grâce à sa baie protégée, son eau peu profonde et ses services.
- Su Guventeddu est le meilleur choix quand le vent se lève, surtout si vous aimez le kite ou le windsurf.
- Santa Margherita di Pula offre un long littoral de sable fin, des criques variées et une belle pinède en arrière-plan.
- Le bon choix dépend surtout de trois critères : le vent, le niveau de fréquentation et le type de plage recherché.
- En pratique, juin et septembre donnent souvent le meilleur équilibre entre mer agréable et ambiance plus fluide.
Pourquoi le littoral de Pula est si facile à aimer
Comme le rappelle Sardegna Turismo, Pula se situe à environ 35 km de Cagliari : on peut donc y venir sans transformer la plage en expédition. C’est un vrai atout si vous voulez alterner baignade, déjeuner en ville, balade archéologique et fin d’après-midi au bord de l’eau. Je trouve que c’est l’un des points les plus sous-estimés de la zone : on ne vient pas seulement pour “voir la mer”, on vient pour composer une journée qui reste souple.
Le secteur est aussi intéressant parce que le littoral change rapidement de caractère. Autour de Nora, la mer est souvent plus abritée. En allant vers Santa Margherita di Pula, le décor s’élargit, la côte devient plus longue et les plages prennent une autre ampleur. Autrement dit, vous ne choisissez pas seulement une plage, vous choisissez une ambiance. C’est cette logique qui rend la destination plus riche qu’un simple arrêt baignade, et elle explique pourquoi Nora mérite une vraie section à part.Nora, la plage la plus simple à recommander pour une première baignade
Nora est, à mon sens, la plage la plus facile à aimer si vous découvrez la zone. La baie est protégée par le promontoire et la tour du Coltellazzo, ce qui la rend plus confortable quand le maestrale, le vent de nord-ouest très courant en Méditerranée, souffle un peu fort. L’eau y reste généralement claire et peu profonde sur une belle largeur, un vrai avantage pour les familles ou pour ceux qui veulent nager sans stress.
Le sable est plutôt clair et l’ensemble reste très pratique au quotidien : grand parking, services, points de restauration et accès adapté aux personnes à mobilité réduite. Sardegna Turismo la présente d’ailleurs comme l’une des plages les plus emblématiques de Pula, ce qui se comprend vite sur place. Le bonus, et il n’est pas anodin, c’est le décor historique : juste derrière la plage, le site archéologique de Nora et la petite église de Sant’Efisio donnent à la journée une profondeur que l’on ne trouve pas partout. Si vous aimez finir la baignade par une marche au coucher du soleil, c’est le bon endroit. Et si vous cherchez plus de vent et d’action, la prochaine plage change complètement de registre.
Su Guventeddu, le bon choix quand le vent prend le dessus
Su Guventeddu se trouve à l’est de Nora et c’est la plage que je regarde en priorité dès que la météo devient plus sportive. Elle est particulièrement appréciée des amateurs de kite et de windsurf, parce qu’elle capte bien les vents et offre un terrain de jeu plus vivant que Nora. Ce n’est pas forcément la plage que je choisirais pour une journée de sieste silencieuse, mais c’est celle qui fait sens quand la mer plate n’est plus la priorité.
Le point important ici, c’est de ne pas lui demander ce qu’elle n’est pas. Su Guventeddu est excellente pour une demi-journée active, pour observer les voiles sur l’eau ou pour profiter d’un bord de mer plus dynamique. En revanche, si vous voulez une baignade longue, très calme et sans mouvement, Nora ou une zone plus abritée de Santa Margherita de Pula seront souvent plus adaptées. C’est justement ce contraste qui rend le littoral de Pula intéressant : une plage pour la tranquillité, une autre pour le vent, et plus loin un ruban de sable qui permet de tout mélanger.

Santa Margherita di Pula, le grand ruban de sable du secteur
Sardegna Turismo décrit Santa Margherita di Pula comme un littoral d’environ 10 km : c’est l’option la plus ample, la plus continue et probablement la plus variée de tout le secteur. On y trouve un sable doux, souvent doré, une mer claire aux tons verts, des eaux peu profondes par endroits et, derrière, une belle pinède qui donne tout de suite une sensation d’espace. C’est le genre d’endroit où l’on a envie de marcher avant même de s’installer.
Ce littoral n’est pas une seule plage, mais une succession de noms qui comptent vraiment : Cala Marina, Cala Bernardini, Cala d’Ostia, Cala Verde, sans oublier d’autres anses plus petites ou les plages liées aux complexes hôteliers. Ce morcellement est une bonne nouvelle, car il permet de trouver une ambiance plus intime ou plus ouverte selon l’heure et l’affluence. Je recommande souvent Santa Margherita di Pula à ceux qui aiment changer de décor sans refaire la voiture toutes les dix minutes. On y gagne en respiration, en lumière et en liberté de mouvement. À ce stade, la vraie question n’est plus “quelle plage existe ?”, mais “laquelle correspond à votre façon de voyager ?”.
Quelle plage choisir selon votre façon de voyager
| Votre profil | Plage la plus adaptée | Pourquoi je la conseille | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Famille avec jeunes enfants | Nora | Baie abritée, eau peu profonde, services proches, accès simple | Elle peut être plus fréquentée aux heures de pointe |
| Amateur de sports nautiques | Su Guventeddu | Bonne exposition au vent, terrain intéressant pour kite et windsurf | Moins adaptée si vous cherchez une mer parfaitement calme |
| Voyageur qui aime marcher et varier les ambiances | Santa Margherita di Pula | Long littoral, pinède, criques successives, sensation d’espace | Il faut parfois bouger un peu pour trouver le coin idéal |
| Envie d’une crique plus discrète | Cala d’Ostia ou Cala Verde | Ambiance plus resserrée, impression d’être un peu à l’écart | Les services et l’accessibilité varient selon l’endroit |
Quand je choisis une plage à Pula, je regarde toujours les mêmes quatre choses : l’orientation par rapport au vent, la facilité de stationnement, la présence d’ombre naturelle ou de pinède, et le niveau de services dont j’ai réellement besoin. C’est ce tri qui évite les déceptions. Une plage peut être superbe sur photo et très moyenne pour votre journée si elle est trop exposée, trop loin à pied ou simplement trop dense en plein été. Avec ce filtre, vous gagnez du temps et vous profitez mieux du littoral.
Mon itinéraire le plus simple pour une première journée à Pula
Si je ne devais garder qu’une seule formule, je commencerais par Nora le matin : c’est le moment où la mer est souvent la plus calme, la lumière très propre et l’accès encore fluide. Je garderais ensuite un déjeuner tranquille à Pula ou dans les environs, puis je finirais l’après-midi à Santa Margherita di Pula pour marcher, changer de crique et profiter du contraste avec Nora. Si le vent devient trop présent, je remplace simplement cette seconde partie par Su Guventeddu et je transforme la journée en parenthèse plus sportive.
Au fond, le meilleur réflexe ici est de penser le séjour en termes de plage + météo + rythme de journée, et non en quête d’une plage “parfaite” qui n’existe pas vraiment. C’est cette approche qui rend Pula si agréable : on peut y construire une journée très douce, une sortie plus active ou un mélange des deux, sans perdre l’identité du lieu.
